Où l'on apprend que l'histoire locale rejoint l'histoire tout court ou du moins l'histoire des sports.
Tout le monde connait à St-Joseph le lieu-dit de Montbressieux avec son carrefour giratoire, son stade en stabilisé et son château derrière ses hauts murs. On pourra un jour revenir sur l'histoire ancienne et récente du château de Montbressieux.
Il était il y a peu propriété des héritiers de la famille Béthenod. La Famille Béthenod était une famille de riches soyeux lyonnais au 19ème siècle.
Le premier maire de la commune s'appelait BETHENOD Aloÿs.,un autre Béthenod a été maire de Saint-Joseph dans la première moitié du 20ème siècle.
La page histoire du bulletin municipal qui vous est proposé aujourd'hui est consacré à un autre Béthenod qui s'illustra avant et après la guerre de 1939-45 dans le sport automobile Ce qui suit est une reproduction d'une page recueilli sur Internet sur le site Wikipedia.
Ce monsieur se faisait appeler Raph ou Comte Raphael Béthenod de Montbressieux.. Certes il n'était pas comte. Mais par contre il avait bien vécu une partie de sa jeunesse à Montbressieux et Mme Tardy qui habite aujourd'hui La Plaine se souvient très bien de lui et de ses facéties. Il faut dire que Monsieur Cézard le père de Mme Tardy était jardinier au château de Montbressieux.
Raph, de son vrai nom George Raphaël Béthenod de Montbressieux, né le 8 février 1910 à Buenos Aires et décédé le 16 Juin 1994 à Neuilly-sur-Marne, était un coureur automobile français.
Raph, né à Buenos Aires est le fils de M. Béthenod de Montbressieux, riche soyeux et de Mme de las Casas, de nationalité argentine. George Raphaël Béthenod de Montbressieux utilisera durant sa carrière sportive les noms de Raph ou de de las Casas selon les épreuves. Après trois ans de course en catégorie cyclecar sur Amilcar, Salmson et Rally, il s'associe avec Raymond Sommer pour acheter une Alfa Romeo Tipo B pour la saison de course 1935. S’en suit un « malentendu » avec Enzo Ferrari qui croit qu'ils désirent chacun une voiture alors que les deux pilotes souhaitent partager la même voiture: Raph doit donc payer 150.000 FF pour acheter la deuxième voiture.
Il court avec succès en 1935 puis il échange son Alfa pour une Maserati V8 RI pour la saison 1936. Faute de résultats significatifs à son volant, il la revend après avoir participé à la Coupe Vanderbilt. Il poursuit sa carrière sur Talbot et Delahaye jusqu’au 24 heures du Mans 1937 où, victime d'un grave accident, il reste paralysé des jambes durant six mois.
La Talbot-Lago T26C de 1948
En 1938, il rejoint l’équipe Dusio Torino et court sur voiturette Maserati de 1500cm3. Il intégre aussi l’Ecurie Bleue d'Harry Schell pour courir sur Delahaye. Il est très actif après-guerre sur Maserati en courant sous les couleurs de l’écurie Naphtra Course en 1946 et 1947 et remportant le Grand-Prix de Nantes et la course d’Interlagos en Amérique du Sud.
Il achète ensuite une des nouvelles Talbot-Lago 26C en 1948 mais, après une deuxième place au Grand Prix de Comminges, il a un grave accident à Albi où il se fracture le crâne. Il ne se remettra jamais de cet accident et souffrira le restant de sa vie d’amnésie. Il court occasionnellement en 1949 à nouveau sur Delahaye et également sur Gordini. Il vend sa Talbot-Lago au Brésil lors de sa dernière temporada en 1950 et abandonne la compétition.
En difficulté financière, il devient l'homme à tout faire et le chauffeur de son ami de toujours, Maurice Chevalier. A la mort de celui-ci, il intègre une agence de location de voitures de grand luxe sur la Côte d’Azur et prend sa retraite en 1984. Il meurt à Neuilly-sur-Marne en 1994.
Palmarès
1935 :
• 8ème GP de Tunis
• 2ème GP d’Orléans
• 2ème GP de l´U.M.F.
• 6ème GP de Lorraine
• 5ème (sélection) GP de la Marne
• 8ème GP de Dieppe
• 2ème GP de Comminges
1938 :
• 4ème GP de Pau
• 10ème GP de Tripoli
• 5ème GP de Tripoli (Voiturette)
• 2ème Targa Florio (Voiturette)
• 11ème GP de Suisse
1939 :
• 9ème GP de France
• 5ème GP d’Allemagne
Témoignage de Madame Antonia TARDY
« J'ai connu Raphaël BETHENOD lors de notre enfance. Il était né en 1910, nous avions 3 ans de différence. Lorsqu'il est arrivé d'Argentine avec son père, Aimé BETHENOD, il ne parlait que l'espagnol mais il a appris rapidement le français. Je pense que sa mère était décédée. Nous avons été compagnons de jeux les fins de semaine et lors des vacances scolaires. Les propriétaires du château de Montbressieu, son oncle et sa tante (où mes parents étaient employés), le ramenait avec eux de Lyon ainsi que sa gouvernante. Ils m'offraient parfois de beaux jouets.
Puis nous nous sommes perdus de vue. Je sais que par la suite il a été coureur automobile et marié à une actrice. Il avait aussi comme ami Maurice Chevalier. »